Dyssomnie
Altération de la quantité, de la fréquence ou de la durée du sommeil.

Il existe trois types de dyssomnies.
  1. Les carences en sommeil. Ce sont les insomnies
  2. Les excès de sommeil. Ce sont les hypersomnies
  3. Les troubles du rythme ou de la nature du sommeil
Les dyssomnies sont :
  1. Les insomnies
  2. Le syndrome des jambes sans repos ou impatience des membres inférieurs (restless legs syndrome dans la littérature anglo-saxonne)
  3. La narcolepsie
  4. Le syndrome d'apnée du sommeil
  5. Le syndrome de retard de phase
  6. Le syndrome d'avance de phase
  7. Les modifications régulières volontaires des horaires (travail posté, décalage horaire du voyageur...)
Il ne faut pas confondre les dyssomnies avec les parasomnies. Les parasomnies sont des troubles se produisant pendant le sommeil (cauchemars, terreurs nocturnes, somnambulisme, somniloquie, bruxisme, myoclonies hypnagogiques, troubles du comportement en sommeil paradoxal (absence de rêves ou au contraire rêves trop intenses)...)
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Hypersomnolence
Trouble du sommeil faisant partie des dyssomnies. Les hypersomnolences sont avant tout un symptôme, présent dans plusieurs affections telles que :
  • la narcolepsie
  • les hypersomnies idiopathiques
  • le syndrome des jambes sans repos
  • le syndrome d'apnée du sommeil
  • certaines formes de dépression nerveuse
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Hypocrétines
Voir à Orexines
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Orexine(s)
Les orexines ou hypocrétines sont des hormones neuronales polypeptidiques (similaires aux protéines) de 30 acides aminés qui sont retrouvées dans l'hypothalamus postérieur. Elles stimulent l'appétit et l'état d'éveil et sont impliquées dans la narcolepsie.

Les neurones à orexines seraient inhibés par le glucose alimentaire... d'où l'envie de faire la sieste après le repas.
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Polysomnographie
La polysomnographie (ou polygraphie du sommeil) est un examen médical consistant à enregistrer, au cours du sommeil du patient, plusieurs variables physiologiques (rythme respiratoire, électrocardiogramme, électroencéphalogramme, électromyogramme des muscles des bras et des jambes...) afin de déterminer certains troubles liés au sommeil.
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REM (Rapid Eye Movement)
REM est en neurologie l'acronyme de Rapid Eye Movement, terme utilisé pour décrire un phénomène se produisant lors de la phase de sommeil dite "sommeil paradoxal" enregistrée à l'électroencéphalogramme et accompagnant les moments de rêve.

Ce phénomène est un mouvement alternatif rapide des globes oculaires.

Curieusement, il semble que le sens de ce mouvement (vertical ou horizontal) ait un rapport direct avec le sens de l'écriture dans la langue maternelle du sujet. En effet on observe que les européens, américains et africains ont majoritairement un R.E.M. horizontal... et les asiatiques un R.E.M. vertical.
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Sommeil paradoxal
Le sommeil paradoxal est l'un des cycles du sommeil.

Lors d'une nuit 4 à 5 cycles peuvent se suivre.

Le cycle de sommeil est d'une durée d'environ 90 minutes. Et chaque cycle se compose de cinq phases distinctes, plus ou moins longues. Les quatre premières phases correspondent au "sommeil à ondes lentes", le SOL.

Au contraire, lors de la dernière phase, la cinquième de chaque cycle, l'activité électrique du cerveau, des yeux et des muscles est très importante (d'où le terme anglais REM pour rapid eye movement, "mouvement rapide des yeux"). La personne endormie semble être physiquement en état de veille, alors qu'elle dort. Cette cinquième phase est donc nommée "sommeil paradoxal".

Chez une personne normale, le sommeil paradoxal occupe environ 25% de la durée d'un cycle. Et la durée du sommeil paradoxal devient de plus en plus longue à chaque cycle, jusqu'au retour du réveil. Celui-ci est prédominant lors du dernier cycle, au matin. Pour cette raison, il est plus facile de réveiller quelqu'un en fin de nuit. Le sommeil paradoxal permet de mettre en évidence la nature cyclique du sommeil.

On a longtemps pensé que le sommeil paradoxal produisait les rêves, ce qui n'est pas tout à fait exact. Mais c'est lors du sommeil paradoxal que se produisent la majorité des rêves.

Des études ont montré que la privation de sommeil paradoxal chez l'animal aboutit à sa mort dans le mois suivant, sans pouvoir toutefois expliquer ce phénomène.
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Test Itératif de Latence à l'Endormissement (TILE)
Le test itératif de latence à l'endormissement est une analyse de l'activité du cerveau sur une durée de 1 à 2 jours, effectuée lors du dépistage de pathologies du sommeil.

Il consiste en des endormissements et réveils répétés, les durées de sommeil étant de 20 minutes chacune (le réveil est effectué par une assistante) et les itérations du test (les répétitions de l'exercice d'endormissement à analyser) étant effectuées tous les 2 heures.

Ce test est effectué le jour. Et la nuit est effectué un autre test qui est la polysomnographie.

On utilise plus fréquemment l'acronyme TILE pour nommer ce test itératif de latence à l'endormissement.

La latence à l'endormissement est la durée en minutes entre la fermeture des yeux (une fois le sujet mis en conditions environnementales adaptées au sommeil tranquille) et l'entrée effective en sommeil. Cette durée est comptabilisée et observée à l'aide d'un électroencéphalogramme.

La durée normale de la latence à l'endormissement chez l'être humain est de l'ordre du quart d'heure.

La durée de latence à l'endormissement d'un sujet affecté de narcolepsie est de l'ordre de quelques minutes seulement. Parfois deux à trois minutes !
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