- Ka dô ou Kadô
- Japonais
- Ultime raffinement de l'Ikebana, cet
art prend un aspect philosophique qui se fond dans le zen.
- Kaï
- Japonais
- Signifie "Précepte" ou "Principe"
- C'est le minimum de règles à observer scrupuleusement pour être
digne d'un vrai Bosatsu.
- La loi du Karma inclut 10 interdictions pour une
vie saine :
- ne pas tuer (Fu Se Shô Kaï)
- ne pas voler (Fu Chû Tô Kaï)
- ne pas avoir un comportement sexuel anormal (Fu Ni Yo Ku Kaï)
- ne pas mentir (Fu Mo Yô Kaï)
- ne pas abuser de nourriture et d’alcool ni consommer de
drogue (Fu Ko Shu Kaï)
- ne pas critiquer ou médire (Fu Se Tsu Kaï)
- ne pas se comparer aux autres (Fu Ji San Ki Ta Kaï)
- ne pas être avare ni courir après la richesse (Fu Ken Don Kaï)
- ne pas être sujet à la colère, à la perte de son contrôle (Fu
Shin I Kaï)
- ne pas avoir être irrespectueux des 3 Joyaux (Fu
Bo Sambô Kaï)
- Il est intéressant de comparer ces 10 interdictions avec les 10
commandements de la Bible.
- Kalaripayat
- Sanscrit
- Art martial indien pratiqué à
mains nues et à l’aides d’armes constituées d'outils de
paysans ou de véritables armes.
- Boddhidharma, né d'une caste guerrière,
pratiquait vraisemblablement le Kalaripayat. Et c’est peut-être
une forme dérivée de cet art martial qu’il
enseigna en arrivant au monastère de Shaolin. La fusion de ces méthodes
donna naissance à une forme primitive du Kung Fu Wu Shu.
- Kalyanamitra
- Sanscrit
- Signifie "Bon ami"
- Ami qui aide son prochain dans le progrès spirituel.
- Synonyme japonais : zen chishiki
- Kamae
- Japonais
- Signifie "attitude, posture"
- Très importante dans les arts corporels orientaux, qu’ils soient
de combat ou non.
- Kami no Michi
- Japonais
- Signifie en vieux japonais "Voie des dieux"
- Religion nationale du Japon, antérieure à l’introduction du
bouddhisme, caractérisée par le culte des ancêtres et des forces de
la nature. On la retrouve sous différents noms, avec des variantes,
dans la plupart des pays d’Extrême-Orient.
- Plus connu sous le nom de Shintô
- Kangaeru
- Japonais
- Signifie "Penser à quelqu'un", littéralement : "revenir
à Dieu".
- Expression japonaise d’origine shintôïste.
- Kanji
- Japonais
- Caractère idéogramme.
- L’écriture chinoise est
constituée exclusivement de ce que les japonais appellent des caractères
kanji. En japonais, "Kan Ji" signifie tout simplement "caractère
(ji) chinois (kan, terme dérivé du chinois han)".
- Chaque Kanji représente non pas une lettre ou un mot au sens où
nous l’entendons avec nos alphabets européens, mais plutôt une
idée.
- La langue japonaise utilise 1945 kanjis d'origine chinoise, et une
centaine de signes phonétiques syllabiques appelés "Kana",
groupés en 2 catégories, les "hiragana" et les "katakana".
- Une fois acquis ces principes de lecture, la grammaire japonaise
est relativement simple. Le plus dur étant, comme en chinois, l'effort
de mémorisation du sens des caractères rencontrés !
- Karaté Dô
- Japonais
- Signifie "Voie de la main vide"
- Les origines du karaté se perdent dans la nuit des temps. Cet art martial de combat est
une forme moderne d’un ensemble de techniques dérivées du Kung Fu Wu Shu. Les échanges
commerciaux entre la Chine et l'archipel d'Okinawa favorisèrent à
plusieurs reprises dans l'histoire l'expansion du célèbre art martial
chinois vers le Nord, le Sud, l'Est, et la mer du Japon. C'est par
l'intermédiaire d'Okinawa que le Kung Fu
Wu Shu arriva au Japon.
- A Okinawa, le mot Kung Fu (Wu Shu) était prononcé
Kempo. Différentes périodes de répression firent entrer le Kempo dans
la clandestinité à des époques où fut interdit la possession de tout
objet susceptible de servir d'arme, y compris certains ustensiles
de cuisine ! Ce fut le cas notamment lors de la très longue invasion
japonaise dans l'archipel d'Okinawa (située entre le Japon et Taïwan).
Le Kempo y fut pratiqué en secret sous le nom de Tô De. Evidemment,
c'est aussi à cette époque que de banals outils agricoles servirent
de base à des techniques redoutables. Par exemple le célèbre Nunchaku
est à l'origine un simple fouet pour battre les céréales ! Trois villes
d'Okinawa furent à l'origine des trois styles principaux de Tô De.
- Lorsque la répression prit fin au XIXe siècle, le Maître
Funakoshi Gishin (1869-1957), né à Okinawa et exilé au Japon pour
y faire connaître son art, et Kori Hisataka mirent au point les techniques
(wazas) du Kara Te Dô moderne.
- Soucieux de l'équilibre spirituel du pratiquant, Funakoshi avait
codifié l'art martial pour en faire un vrai Dô,
une voie spirituelle, et non seulement un Jutsu, une technique de
combat. Pour Funakoshi, le Kara Te dô devait aider l'homme dans son
équilibre, dans sa globalité et non dans son agressivité. "Gijutsu
Yori Shinjutsu" (Moins de technique, et plus d'intuition !) était
l'une de ses paroles favorites, voulant exprimer par-là que l'intuition
permettait au pratiquant d'éviter le combat alors que l'excès de technique
l'incitait plutôt à rechercher le combat.
- Mais déjà du vivant du Maître, plusieurs de ses élèves prirent un
chemin différent et créèrent leur propre style, y insérant des éléments
de combat réel (Kumite) dans l'apprentissage, et tournant radicalement
le dos au Karate Dô de Funakoshi. Le Karate Dô ne redevenait qu'un
Karaté où le Dô, la voie spirituelle, avait disparu.
Le style authentique de Funakoshi, qu'il codifia lui-même, est le
Shotokan. Le nom de Shotokan vient de "Shoto" (Ondulation
des pins sous le vent) qui était la signature de Funakoshi dans ses
calligraphies artistiques
et de "Kan" qui désigne le centre où l'on pratique une activité.
- Contrairement au judô, il y a plusieurs styles de
karaté (au moins 6) comme en Kung Fu Wu Shu, chacun possédant
des techniques qui lui sont propres.
- Le karaté est devenu un art martial
agressif. C’est une méthode de combat extrêmement complète dotée
de nombreux enchaînements codifiés (katas). Le style Shotokan en possède
29 à lui seul !
- Le karaté, comme son nom l’indique, se pratique sans aucune
arme autre que les mains et les pieds.
- Bien que ce sport soit parfois d’une extrême violence (c’est
d’ailleurs souvent la raison pour laquelle les adolescents s’y
intéressent) qui peut être rapidement expéditive, cet art
martial est tout le contraire d’un "sport de brutes",
les pratiquants arrivés à un bon niveau possédant une excellente maîtrise
des fonctions vitales de leur corps et retrouvant progressivement
l'esprit originel, le Dô de Funakoshi. Pratiqué
à un haut niveau, le karaté est très esthétique. Passées les années
où le jeune adolescent s’adonne à un sport lui permettant de
défouler les pulsions dues à son âge, le pratiquant accédant au premier
ou second dan de la ceinture noire finit par comprendre pourquoi cet
art martial est un Dô, une voie philosophique.
- Comme le judô, c’est devenu un sport
très populaire enseigné dans monde entier aux jeunes enfants, dans
un esprit où le zen... est devenu totalement
absent.
- Karma
- Sanscrit
- La loi naturelle qui relie une cause à ses conséquences.
- Au Japon, Karma se dit Sukuse.
- Les actions du corps, de la parole, et les simples pensées, même
les plus anodines, sont gravées dans l’histoire, et auront inéluctablement
des conséquences. Ces conséquences peuvent intervenir immédiatement
ou plus tard, dans cette vie ou dans une autre vie. Tout comme une
graine est porteuse d’un fruit, une action ou une pensée peut
avoir une conséquence dont on ne peut absolument pas juger a priori
de l’ampleur. Tout cela est valable autant pour les actions et
les pensées positives que celles négatives. "Qui sème le vent
récolte la tempête", proverbe auquel j’ajouterai "qui
sème le grain récolte le blé (ou le riz)".
- Au-delà du karma individuel, on peut également considérer l’existence
d’un karma de groupe, s’étendant à une communauté, à un
pays, voire à l’humanité toute entière.
- La notion de Karma ne doit pas être l'objet d'une trop grande inquiétude
pour le bouddhiste zen. Il est important de considérer surtout le
présent, ici et maintenant. Il est certain que quel que soit le passé,
nous devons en assumer les conséquences. Il est plus important de
se concentrer sur le présent afin de ne pas s'attacher au passé, qu'il
soit heureux ou malheureux.
- Kasâya ou Kesâya
- Sanscrit
- Signifie "couleur ocre"
- C'est l’habit hautement symbolique du moine bouddhiste, mais
aussi dans certains cas du boddhisattva lorsqu’il
entre dans la Sangha.
- La Kasâya laisse toujours apparente l'épaule droite de celui qui
la porte.
- Cet habit est un symbole de la transmission de maître à disciple.
- Il doit être cousu par le disciple lui-même.
- Lorsqu’il décida d’enseigner la "Voie", Shâkyamuni se rendit au bord
du Gange, où l’on brûlait les cadavres. Il prit des morceaux
de linceuls, les lava dans le fleuve, les teignit avec de la terre
ocre, et les assembla.
- Plus tard on utilisa des morceaux de chiffons inutilisés, lavés
et cousus ensemble, de couleur non vive.
- Le sens du kasâya est que la matière la plus souillée peut devenir
la plus belle, la plus sacrée, comme l’esprit le plus vil peut devenir
un jour un bouddha.
- Il est porté par-dessus le kolomo.
- Synonyme japonais : kesa
- Kata
- Japonais
- Signifie "Forme".
- Appliqué aux arts martiaux de combat,
désigne un ensemble de mouvements enchaînés qui n’ont pour fin
que la mise en pratique des principes fondamentaux de l’art exécuté,
la recherche de la plus complète coordination, stabilité mentale,
et de la plus grande maîtrise de l’énergie vitale.
- Il est l'quivalent japonais du "dao" dans les arts martiaux chinois.
- Ne pas confondre avec waza qui est une technique proprement
dite, un mouvement de base.
- Katsu
- Japonais
- S’applique aux arts martiaux de combat.
- Katsu a 3 significations (même prononciation) :
- Gagner.
- Pousser un cri spécial puissant d’une voix provenant du
hâra. C'est à tort qu'on
l'appelle souvent Kiaï. Voir également à Kwatz.
- Technique pour réveiller le ki, ranimer un blessé à la vie.
- Kawa wa taezu nagareru shikamo
- Japonais
- Signifie "La rivière coule constamment, mais elle ne change
pas. Il faut agir dans l’instant".
- Une bonne lecture de ce petit dictionnaire zen est suffisante pour
saisir l’essence de ce kôan. A vous de jouer !
- Keizan Jôkin dit Keizan
- Japonais
- 2e patriarche du zen au Japon.
- Né en 1268, mort en 1325.
- Keizan Jokin fut celui qui répandit le zen dans tout le Japon.
- Il fut également le fondateur de Soji-ji, le 2e temple
sôtô du Japon.
- Il fut l’auteur du "Denko Roku", l’ouvrage qui
relate toute l’histoire de la transmission, patriarche par patriarche
depuis Shâkyamuni jusqu’à Ejo,
le successeur de Dôgen. C’est grâce à cet ouvrage
qu’on peut reconstituer toute l’histoire du bouddhisme zen, en considérant que les vérités
de la période lointaine se perdent dans les légendes.
- Keizan ne fut pas le successeur de Dôgen mais d’Ejo.
- Il donna la transmission à un grand nombre de disciples, devenant
ainsi l’initiateur de toute la pensée zen dans le monde.
- Poussant un peu plus loin la pensée de Dôgen concernant les femmes, il
ordonna les premières nonnes, fonda les premiers temples féminins
du zen, et donna le shihô indifféremment aux femmes
comme aux hommes.
- Kekka-fuza
- Japonais
- Position assise du Lotus complet.
- Les fesses assises sur le zafu, on croise
les jambes de sorte que chaque pied soit posé sur la cuisse opposée.
Les genoux reposent au sol et forment un triangle parfait avec les
fesses. On presse le sol avec les genoux et on étire la colonne vertébrale
comme si la tête était aspirée vers le ciel. La tête est droite et
la nuque est étirée, sans que la gorge soit compressée.
- Puis on positionne ses mains en hokkaïjoin après avoir fait
Gassho et Kan ki issoku.
- Qu'il soit bien clair que la position du Lotus n'est pas la posture
miracle qui vous fera devenir un bouddha. Bien qu'elle soit la
plus appropriée pour la méditation, elle n'est en
aucun cas obligatoire ! Peu d'européens sont capables de maintenir
cette position sans causer de lourds dommages à leurs articulations.
Même après des années de pratique on peut un jour ressentir une vive
douleur qui rappelle subitement que cette posture est réservée à des
individus ayant une vraie souplesse entretenue par des exercices adéquats
et réguliers. A vouloir ressembler à des statues de Bouddha,
on ne fait bien souvent que générer des souffrances alors que le bouddhisme
recherche l'abolition de la souffrance ! Si la position du Lotus est
naturelle chez bien des orientaux, pratiquer la méditation zazen ou vipassana sur
une chaise ordinaire peut amener au même résultat chez un occidental.
- Dans la méditation, ce n'est pas l'apparence
extérieure qui importe, mais l'observation intérieure ! Le fond, non
la forme !
- Kendô
- Japonais
- Signifie "Voie de l’épée"
- Art martial de combat qui se pratique
avec des shinaï, bâtons longs faits de quatre lames de bambous étroitement
serrées entre elles.
- Ki
- Japonais (vient du chinois Qi)
- Signifie "souffle, énergie".

- Le corps humain absorbe le ki de l’univers principalement par
la respiration, l’alimentation, et l’exposition au soleil,
et concentre ce ki essentiellement dans une zone appelée kikai tanden (ou Hâra), et diffuse cette énergie
dans l’ensemble des cellules du corps.
- Voir le développement au mot Qi.
- Kimono
- Japonais
- Le long manteau noir ample que porte le pratiquant lors de zazen, qu'il soit moine ou laïc.
- Son utilité est purement pratique. Il permet une assise correcte
sans gêne respiratoire ou posturale. Sa couleur n'attire pas l'attention,
ne déconcentre pas les camarades de zazen. Bien que non obligatoire,
il est conseillé de l'utiliser.
- Lorsqu'il commence la pratique du zen, on
demande au débutant de se vêtir d'un vêtement ample genre jogging,
noir ou de couleur neutre. Il pourra ensuite acheter son kimono et
son zafu directement au dôjô lorsque ses économies le lui
permettront. En France, compter environ 500 francs pour le kimono
et 250 francs pour le zafu. Le kimono n'est aucunement
obligatoire, son prix constituant pour certains une dépense non négligeable.
On préfèrera que le pratiquant possède son propre zafu
en priorité.
- Si le pratiquant, après un certain temps de pratique, désire s'engager
dans la sangha, il revêtira une kesa par-dessus le kimono.
- Synonyme : Kolomo pour le moine zen.
- Le vêtement que porte le pratiquant des arts martiaux ne se nomme
pas un kimono, mais un Gi.
- Kin hin
- Japonais
- Petite marche méditative lente dans le dôjô entre deux
séances de zazen.
- Les pas sont réglés sur la respiration.
- Kin hin permet en plus de se dégourdir les jambes !
- Attention : cela reste une méditation.
- Voir également les mots Isshu et Sasshu
- Kito
- Japonais
- Cérémonie destinée à aider quelqu’un en difficulté en lui dédiant
un zazen.
- Kôan
- Japonais
- Vient du chinois "Kung An" qui signifie "Affaire
publique" ou "Décret publique".
- Originellement, c’est une loi gouvernementale, un principe
de vérité éternelle.
- Dans la pratique, il s’agit d’un court texte contenant
un paradoxe que le pratiquant aura à résoudre. Ce paradoxe repose
en général sur quelque chose de tellement évident qu'il est difficile
de le percevoir ! On peut mettre des années à résoudre un kôan !
- Tous les kôans ont une solution, reflétant la réalité des choses
de notre monde.
- Il en existe d’importants recueils comme le Mumonkan , le Shôyôroku
ou le Hekiganroku.
- Beaucoup de kôans sont révélateurs de l’humour des pratiquants
du zen.
- Le zen Rinzaî utilise abondamment les
kôans et ceux-ci sont l'objet central des méditations zazen.
- Le zen sôtô les utilise exclusivement comme
illustration à l'enseignement. Ils n'entrent jamais dans le zazen qui est centré sur le vide
mental Hishiryo.
- Kodô Sawaki
- Japonais
- Né en 1880, mort en 1965. Patriarche
contemporain du zen au Japon.
- Son nom de naissance est Tsaïkichi.
- Kodô Sawaki est le rénovateur moderne du zen
sôtô au Japon.
- Comme ses lointains maîtres Fuyo
et Tendô, il redonna de la vigueur
à la pratique pure de zazen dans un milieu à nouveau
perdu dans des cérémonies religieuses. Sa réforme contemporaine relança
la pratique du zen en milieu laïc.
- Elevé par un oncle paresseux et polygame (11 femmes !), Tsaïkichi,
à 13 ans, devait travailler pour se nourrir. Et c’est dans des
travaux franchement pas très honnêtes que Tsaïkichi commença à gagner
sa vie. Il rencontra finalement une famille respectable qui le prit
en charge et lui assura une éducation plus correcte.
- Il partit ensuite pour le grand temple de Eihei-ji, fondé par Dôgen, où il dut d’abord se
contenter d’une place de serviteur dans les cuisines sans avoir
l’accès au dôjô.
- Puis il fut ordonné moine sous le nom de "Kodô".
- Mobilisé pendant la guerre russo-japonaise, il fut grièvement blessé.
- A 29 ans, il entra au temple Horyu-ji, à Nara, où il fit des études
de philosophie et reprit la pratique de zazen.
Peu à peu, de temple en temple, Kodô prit de plus en plus de responsabilités.
- En 1936, Deshimaru Yasuo devint
son disciple.
- Après la seconde guerre mondiale, Kodô devint très célèbre dans
tout le Japon. Il enseignait partout, y compris dans les prisons,
et publiait de nombreux articles, des ouvrages commentant les grands
classiques du zen. Il était animé d’une profonde
compassion, et rayonnait un
profond charisme. Deshimaru le suivait
dans tous ses déplacements.
- A 86 ans, Kodô tomba gravement malade, et il donna enfin, avant
de mourir, l’ordination de moine à Deshimaru qui devint
"Taïsen".
- Konbanwa
- Japonais
- Signifie "Bonsoir" (en se rencontrant, pas en se séparant)
- Kontin
- Japonais
- Etat de torpeur, de somnolence, d’assoupissement, ou simplement
de relâchement de la colonne vertébrale, qui peut survenir lors d’une
méditation zazen. L’usage judicieux du
Kyôsaku par le maître permet de ramener
le pratiquant à la conscience juste.
- Kung Fu
- Chinois
- Signifie "Maîtrise par la pratique assidue"
- Le terme chinois "kung fu" n’a rien à voir avec l’idée
qu’on s’en fait depuis les films de Bruce Lee en occident.
- Le terme signifie uniquement être expert, maître, talentueux en
quelque chose. On peut parfaitement avoir le "kung fu" de
la cuisine, de l'écriture, voire du pilotage automobile, du jeu d’échec...
ou d’un art, qu'il soit martial ou non.
- Voir Kung Fu Wu Shu.
- Kung fu wu shu
- Chinois
- Prononcer "koung fou wou shou"
- Signifie "Maîtrise du combat"
- Vaste et complexe ensemble de techniques de combat chinoises d’une
extrême efficacité, pour la plupart originaires du temple bouddhiste
de Shaolin..
- Il existe de nombreux styles adaptés à la morphologie et à la philosophie
de chacun. Tous les styles, même les plus lents et les plus souples,
sont aussi redoutables les uns que les autres.
- Lorsque Boddhidharma introduisit
en Chine le Dhyâna (devenu
en chinois le bouddhisme Ch’an) et une technique de
combat indienne vraisemblablement dérivée du Kalaripayat, il apporta un art
corporel de maintien de la santé et de la force physique qui, combiné
aux méthodes de combat purement défensives qui existaient déjà
au temple, donna plus tard naissance aux formes primitives du Kung
fu wu shu.
- Celles-ci se popularisèrent dans les siècles qui suivirent, se diversifiant
en de nombreux styles, généralement inspirés de l’observation
des animaux de la forêt.
- La technique de combat très spectaculaire popularisée par Bruce
Lee, et qu’il inventa lui-même à partir du combat de rue d'une
part et de techniques de Wu Shu reçues à Shaolin sous
le nom de Win Chun par une nonne bouddhiste d'autre part s’appelle
le "Jeet kun dô".
- Kusen
- Japonais
- Enseignement oral du maître.
- Il s’agit généralement d'une explication sur la technique de
méditation, sur l’attitude
dans la vie quotidienne au travail ou en famille, ou d'un commentaire
sur un passage d’un texte ancien.
- Kyôsaku
- Japonais
- Signifie "Bâton d’encouragement".
- Petite baguette plate utilisée par le maître pendant zazen pour sortir un pratiquant
de sa somnolence, ou pour calmer une trop forte concentration.
- Le coup de kyôsaku est bref et sec. Il peut être volontairement
demandé par le pratiquant pendant zazen
en joignant ses mains en gassho.
- En aucun cas le kyôsaku n’est une punition, il s’agit
au contraire d’un instrument de respect du maître envers son
élève afin de l’aider à conserver une conscience juste pendant
sa méditation.
- Kyudô
- Japonais
- Signifie "Voie de l’arc"
- Art martial du Budô basé sur le geste parfait du
tir à l’arc.
- Très difficile, il faut de très nombreuses années de pratique pour
saisir l’esprit de cet art.
- Un petit ouvrage très célèbre sur ce sujet : "Le Zen dans l'art
chevaleresque du tir à l'arc", d'Eugen Herrigel, aux éditions
Dervy-Livre.
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