- Fu Yung Tao Kaï
- Chinois
- Patriarche du Ch’an en Chine, né en 1042,
mort en 1118
- Son nom de naissance est simplement Tao kaï.
- Il est considéré comme le véritable re-fondateur de l’école
Tsao Tung (en japonais Sôtô), celui qui lui donna son élan.
- Depuis quelque temps le Ch’an Tsao Tung connaissait
une période de repli. Les persécutions des dynasties chinoises de
l’époque avaient relégué le bouddhisme dans l’ombre, bien
que la lignée Ch’an fut relativement épargnée.
L’école Lin Tsi (en
japonais Rinzaï) était relativement bien
implantée mais les monastères étaient devenus très rares, repliés
dans les montagnes, et l’enseignement bouddhiste avait perdu
de sa pureté durant cette difficile période.
- Tao kaï relança alors une pratique de méditation pure,
sans objet, exempte de toute étude intellectuelle et de rites encombrants.
Sa rigueur et sa détermination dans le retour à un Ch’an originel lui permirent
de voir "refleurir" la fleur de Shâkyamuni. Les disciples
redevinrent à nouveau de plus en plus nombreux.
- En conflit avec l’empereur, il dut fonder un monastère sur
le mont Fu Yung dont il prit le nom. Le monastère était très petit,
très pauvre, et ne pouvait contenir qu’un nombre très limité
de disciples. Or son enseignement était renommé et les élèves devenaient
particulièrement nombreux ! Fu Yung Tao kaï décida donc de ne servir
qu’un seul repas par jour à base de riz et de légumes (Guen Maï) dont la quantité serait
la même quel que soit le nombre de personnes présentes. Seule la quantité
d’eau dans le riz changerait chaque jour. Ainsi les disciples
pouvaient recevoir parfois une soupe de riz lorsqu’ils étaient
très nombreux, et parfois un véritable plat de riz lorsqu’ils
étaient peu nombreux. Les disciples les moins déterminés partaient
d’eux-mêmes par leur propre découragement.
- Le Ch’an Tsao Tung reprit aussitôt
un essor grandissant par le ferme engagement personnel de ses pratiquants.
- Fukanzazenji
- Japonais
- Rédigé par Dôgen, le "Recueil pour la
diffusion des principes de Zazen" est un petit traité
extrêmement court, mais monumental dans l'hisoire du zen.
- Vous en trouverez une traduction en anglais en cliquant ici
(sur le site de la White Wind Zen Community
située à Ottawa).
- Une traduction en français se trouve dans l'ouvrage "La Pratique
du Zen", de Taisen Deshimaru, aux
éditions Albin Michel.
- Fuse
- Japonais
- L’altruisme le plus élevé. Fuse est l'attitude de don totalement
gratuit, sans but personnel, sans esprit de profit en retour, dans
une éthique de vie spirituelle.
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