- Ecriture chinoise
- Français
- Les caractères chinois, ou sinogrammes, représentent un ensemble
très complexe de plus de 8 000 caractères servant à l'expression écrite
des chinois. 2 000 sont suffisants pour bien s'exprimer en chinois.
- Les sinogrammes sont répartis en 4 catégories principales
:
- Les pictogrammes, qui sont d'antiques images
stylisées, unités graphiques élémentaires, indécomposables, représentant
une chose, une idée ou une action. Ces dessins sont assez faciles
à retenir afin de servir d'aide-mémoire. La plupart du temps ils
sont utilisés comme radicaux, les 214 clés à
partir desquelles sont fabriqués tous les autres caractères chinois.
L'unité de base du pictogramme est le trait de calligraphie. Un
ensemble de traits de calligraphie constitue
un pictogramme. Enfin un ensemble de pictogrammes constitue un
mot.
- Les symbologrammes, qui suggèrent plus qu'ils
ne représentent, par des éléments symboliques clairs, un concept
particulier, une idée plus qu'une chose tangible..
- Les idéogrammes, qui constituent la grande
majorité des caractères chinois. Ils sont fabriqués par associations
de pictogrammes (voir ci-dessus) afin de représenter une idée
précise, un élément du vocabulaire courant, par combinaison d'idées.
- Les idéophonogrammes, composés de deux (parfois
plus) pictogrammes, l'un ayant un rapport direct avec l'objet
représenté, et l'autre donnant une indication sur la prononciation
du caractère.
- L'unité de base de la langue est le mot, d'un seul phonème (une
seule syllabe), souvent un idéophonogramme composé de deux signes
accolés, un pour l'écrit et un pour l'oral. Tous les mots ont dans
leur graphie une clé, qui est un pictogramme, et un composant principal
(qui est parfois la clé elle-même). La clé sert également au classement
du mot dans le dictionnaire car les dictionnaires chinois sont rangés
par clés dans l'ordre croissant du nombres de traits qui les constituent.
- En 1956, une réforme linguistique a procédé à une simplification
des caractères les plus denses en nombre de traits. Mais cette simplification,
souvent arbitraire, a supprimé certaines indications qui étaient précieuses
pour la compréhension immédiate dans de nombreux caractères. Beaucoup
de chinois considèrent donc que cette simplification n'a amené qu'une
complication supplémentaire. Sans compter que le nombre de caractères
à connaître devenait du coup encore plus important, certains mots
ayant désormais deux graphies, l'ancienne classique, et la moderne
simplifiée. Les habitants de plusieurs provinces de Chine ont conservé
l'écriture traditionnelle, non "simplifiée". Cette réforme
linguistique fut certainement dictée plus par des motifs politiques
que pratiques, le but étant vraisemblablement de faire en sorte qu'en
deux ou trois générations les jeunes chinois ne soient plus capables
de lire les textes anciens, taoïstes et bouddhistes... donc contraires
à l'idéologie maoïste.
- Afin de rendre l'apprentissage de la prononciation des caractères
plus accessibles, il a été adopté l'idée d'utiliser les caractères
occidentaux pour donner rapidement l'indication de la prononciation
des caractères dans les dictionnaires. Cette transcription s'appelle
Pinyin. L'idée de base était excellente mais les
lettrés chinois qui ont conçu cette technique ont rendu hélas l'apprentissage
du pinyin particulièrement ardu, surtout pour les enfants et les occidentaux.
Ainsi par exemple, contrairement à ce qu'on pourrait attendre, le
caractère r ne se prononce généralement pas r
mais dj, le q se prononce pratiquement
toujours tch, etc. Du coup, apprendre le pinyin ne sert
pas à grand chose, au moins au début, l'apprentissage des bases par
l'oral avec un professeur restant encore la meilleure solution.
- Ego
- Grec
- Le "moi", possessif et limité, qu’il faut maîtriser
(et non détruire ou abandonner comme écrivent certains auteurs) car
il est fait principalement d’illusions et d'incompréhension,
et de ce fait entrave l’éveil et l’expression du "soi"
(qui est rendu dans les philosophies et religions occidentales par
le mot "Esprit")
- Eko
- Japonais
- Dédicace d’une cérémonie.
- Esprit
- Français
- On parle parfois de l’esprit dans les religions orientales,
mais il est bon de savoir de quoi on parle !
- L'esprit est une entité indestructible (donc étrangère au bouddhisme),
parcelle de l’énergie cosmique (Qi, Prâna), ayant une individualité
propre. En Inde, c’est l’atman, qui se réincarne dans des corps
vivants successifs tant qu’elle n’a pas atteint l’illumination.
La charge, le poids de l’atman est la conséquence, par la
loi du karma, de son avancement ou de sa
difficile progression dans la recherche de l’état de l'illumination.
- En Europe, c’est le "soi" de la psychologie moderne,
que l’on découvre lentement en maîtrisant le "moi",
l’ego.
- Pour le bouddhisme, l’esprit n’est pas une entité réelle,
mais une succession d’instants de conscience donnant une impression
illusoire de continuité. Une ligne continue n'est finalement rien
de plus qu'une succession de points...
- Pour le bouddhiste, la nature ultime de l’esprit a deux aspects
indissociables : la "vacuité", qui désigne le
vide de son essence, et la "clarté", qui désigne sa faculté
de connaître.
- Eveil
- Français
- L’éveil est la fin de la somnolence, de l’ignorance. La
fin de l'illusion. C’est l’état dit "de bouddha".
- L'éveil n'est en aucun cas un état mental à
atteindre, à acquérir, à rechercher. Il est la
fin des illusions, la fin de la dualité apparente entre Samsâra
et Nirvâna, qui n'existe que dans
l'esprit du non éveillé. Comprendre que Samsâra
et Nirvâna ne sont qu'un, et le
dire, c'est bien... mais ce n'est pas suffisant. Encore faut-il le
vivre intensément !
- L'éveillé ne vit plus dans le futur, dans une recherche
infernale de sensations, d'explications, de justifications à
ses gestes et à ses pensées.
- L'éveillé ne vit plus dans le passé, prisonnier
des habitudes physiques ou mentales, des petits rituels qui parsèment
le quotidien, prisonnier des comparaisons, évidentes ou subtiles,
que l'esprit fait à chaque instant.
- L'éveillé vit dans le présent, c'est à
dire hors du temps puisqu'il réalise pleinement qu'il naît,
se détruit et se renouvelle à chaque instant, dans une
totale impermanence. La passé
et le futur n'ont plus de prise sur lui, puisque le passé comme
le futur n'existent pas, et que le présent n'est qu'une frontière
éternellement mouvante entre ce passé qui déjà
n'existe plus et ce futur qui n'existe pas encore !
- Pour l'éveillé il n'existe aucune frontière,
ni dans le temps ni dans l'espace. Il ne fait pas la distinction entre
lui et les autres, entre l'intérieur de son corps et l'extérieur.
Prendre soin de lui c'est en même temps prendre soin des autres,
et prendre soin des autres c'est prendre de soin de lui.
- Pour l'éveillé, la matière n'existe pas. Et
l'esprit n'existe pas non plus. Matière et esprit ne sont que
les apparences d'une seule et unique chose, les manifestations visibles
d'un vide créateur, de la vacuité
qui seule peut être qualifiée de permanente.
- Le terme sanscrit est Boddhi
- Voyez également à Boddhicitta, Bouddha, Boddhisattva, Réincarnation, Transmigration, Hannya
Shingyo... et bien d'autres termes de ce dictionnaire.
- Excusez-moi !
- En sanscrit
- En chinois
- En japonais
- "Gomen nasaï !" (Attention, pas nazaï !)
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