- Daï
- Daïgo
- Daïjô
- Daïoshô ou Daï Oshô ou Daï O Shô
- Japonais
- Signifie "Grand vénérable"
- C'est un titre honorifique
- Daïsan
- Japonais
-
Entretien seul à seul avec un sensei,
généralement sollicité par l'élève lui-même.
- Dalaï-Lama
- Mongol et Tibétain
- Le Dalaï-Lama est considéré comme le chef spirituel de tous les bouddhistes tibétains.
-
C'est dans un tout petit village d'une centaine d'habitants, Taktser, au nord-est du Tibet,
que naquit le 6 juillet 1935 un enfant que ses parents appelèrent Lhamo Thondup.
Lhamo était le cinquième enfant de la famille.
Le précédent Dalaï-Lama était mort deux ans plus tôt
et les moines tibétains recherchaient activement dans tout le Tibet
la nouvelle incarnation de Tchenrezi.
Lorsque le petit groupe de moines chercheurs passa dans le village,
ceux-ci visitèrent les habitants du village
et ne tardèrent pas à croiser cet enfant original,
d'une familiarité surprenante avec ces "étrangers" au village.
L'enfant grimpa sur les genoux du responsable du groupe
et se mit à tirer sur le chapelet que le moine portait autour du cou,
en disant "C'est à moi !"
Or ce chapelet avait appartenu au précédent Dalaï-Lama et servait discrètement d'appât...
Cette attitude est courante chez les très jeunes enfants
mais le moine voulut en avoir le cœur net
et revint quelques jours plus tard avec d'autres objets
dont certains que l'enfant devait reconnaître sans erreur
s'il était vraiment l'être que l'on recherchait.
Ce qu'il fit pour tous les objets !
Sans aucune erreur il désigna ceux "qui qui appartenaient"
et écarta ceux "qui ne lui appartenaient pas" !
A l'âge de 5 ans l'enfant fut conduit au Potala,
demeure des Dalaï-Lamas à Lhassa,
y rejoignant l'un de ses frères déjà moine au Potala,
et il y reçut une éducation civile et religieuse
sous le nom d'ordination de Tenzin Gyatso.
-
Tenzin Gyatso, l’actuel Dalaï-Lama,
est donc la 13e réincarnation de Gendün Drub
qui fut le premier Dalaï-lama (né en 1391, mort en 1475),
également appelé Tchenrezi,
le boddhisattva qui incarne
la compassion de tous les bouddhas.
- Il est donc le 14e Dalaï-Lama.
-
Au Tibet, le bouddhisme est apparu au 8e siècle,
donc longtemps avant la naissance de Gendün Drub.
-
Le terme même de Dalaï-Lama est plus tardif.
Au XVIe siècle, les tribus mongoles, au nord du Tibet, étaient en lutte entre elles.
Lors d'un siège, deux moines de l'ordre Gelugpa
furent malencontreusement fait prisonniers avec une tribu mongole.
Le prince Altan Khan, qui régnait alors sur les mongols,
fut séduit par leur attitude et par leur religion.
En 1578, il fit venir à lui Gyalwa Sonam Gyatso, chef religieux des bouddhistes du Tibet.
L'immense empire des nations mongoles se convertit alors totalement au bouddhisme.
Le prince donna à Gyalwa Sonam le titre mongol de "Dalaï",
ce qui signifie "Océan de sagesse",
terme de signification identique au tibétain "Gyatso".
Tous les successeurs de Gyalwa Sonam Gyatso furent alors nommés Dalaï-Lamas.
Les prédécesseurs de Gyalwa Sonam reçurent à titre posthume le même titre de Dalaï-Lama.
-
C'est Ngawang Lobsang Gyatso, le Ve Dalaï-Lama,
qui en 1642 établit au Tibet une forme politique constitutionnelle gouvernementale.
Cette politique à la fois républicaine et religieuse ne pris fin
qu'avec l'exil lors de l'invasion chinoise en 1959.
- Car le Dalaï-lama est également le chef politique du Tibet.
-
Tenzin Gyatso avait seulement 15 ans en 1950
lorsqu'il prit prématurément ses fonctions de chef politique du Tibet,
mais il était doué d'un extraordinaire discernement
et ne fut jamais dupe des tentatives de séduction de Mao.
En 1959, Tenzin Gyatso avait 24 ans lorsqu'il dut fuir le Tibet sans aucune préparation,
son entourage redoutant une tentative d'enlèvement
voire d'assassinat de la part des occupants chinois.
Cet épisode dramatique de l'histoire du Tibet,
le vol pur et simple d'un pays,
la torture et le meurtre de plus d'un million de ses habitants,
la destruction systématique de toute la culture et de la religion,
sous l'oeil impassible de toute la communauté mondiale,
marqua un tournant tragique dans la vie politique tibétaine.
Depuis cette année de 1959,
le Dalaï-Lama a établit un gouvernement d'exil situé à Dharamsala en Inde,
seul pays à avoir ouvertement et officiellement déclaré son appui au peuple tibétain.
-
Aujourd'hui Tenzin Gyatso, 14e Dalaï-Lama,
est une figure vivante de l'histoire mondiale.
Bien que son gouvernement d'exil n'ait toujours pas été officiellement
reconnu par les nations du monde moderne,
il est néanmoins invité par toutes les personnalités politiques
et religieuses de toute la Terre,
transmettant sans fatigue son message de compassion
envers tout le monde vivant en général et le monde humain en particulier,
enseignant les bases du bouddhisme partout où il pose les pieds,
et rappelant sans cesse la souffrance et l'horreur
que vivent encore les tibétains aujourd'hui.
- En 1989 Tenzin Gyatso a reçu le Prix Nobel de la Paix, et l'a accepté...
-
"...au nom de tous les opprimés et de tous ceux qui luttent pour la liberté dans le monde,
et comme un tribut au fondateur de la tradition moderne de la non-violence
considérée comme moyen de changement, je veux parler du Mahatma Gandhi..."
(Extrait de son discours de réception du prix Nobel à Oslo).
- Damo ou Pu Ti Ta Mo
- Dan tien ou Dan T’ien ou Dantien ou tantien
- Chinois
- Prononcer "Dann tièn"
- Signifie "Champ de cinabre"
-
Zone située à environ 6 centimètres (3 travers de doigts) au-dessous du nombril
et à mi-chemin entre l'épiderme abdominal et l'épiderme dorsal.
-
C'est dans ce Dan t'ien que se rassemble
toute l’énergie vitale (Qi) du corps humain
pour ensuite diffuser dans tout le corps.
-
C’est à cet endroit que l’être humain prend conscience,
par des exercices appropriés, de son équilibre statique,
de ses possibilités cinétiques et de la force énergétique,
musculaire, mentale ou physique
qu’il peut maîtriser et diriger à tout moment.
Le Dan t'ien devient vigoureux
par la pratique de zazen,
par la méditation taoïste,
ainsi que par le yoga indien,
de même que le Qi Gong
et le Taï Ji Quan
qui sont des gymnastiques chinoises extrêmement évoluées.
- Le Dan t'ien est d'une importance capitale dans la médecine orientale.
-
Synonymes japonais
Kikaï tanden,
Seïka no itten
et Hâra
- Dao ou Tao
- Chinois
-
Signifie "Sentier".
L'usage populaire en a fait un "chemin"
ou une "voie".
- Prononciation la plus fidèle du mot Tao.
-
Les japonais prononcent Dô (C'est le même Kanji).
Rappel : l'accent circonflexe indique que la voyelle est allongée.
- Daruma
- Dempô
- Japonais
-
La remise solennelle du Shihô,
le document qui témoigne que son titulaire a bien reçu la transmision du Hô
et entre ainsi dans la lignée des innombrables générations d'êtres
destinés à enseigner les quatres Nobles Vérités.
Le Dempô transmet au disciple la faculté d'ordonner de nouveaux moines.
- Dennan
- Japonais
- La personne qui distribue les textes des sûtras pendant les offices.
- Deshimaru "Taïsen" ou Taïsen Deshimaru
- Japonais
- De son vrai nom "Deshimaru Yatsuo".
- Né en 1914, mort en 1982, il fut l'un des initiateurs du zen en Europe.
-
Adolescent, il fit ses études à Saga, au Japon,
et résida dans une famille qui connaissait le Maître Kodô Sawaki.
Il rencontra celui-ci à plusieurs occasions, mais ne s’intéressait pas encore au zen.
-
A 20 ans il continua ses études d’économie à Tokyo
et se découvrit une passion pour les religions orientales et occidentales (il fut baptisé chrétien).
Ce fut l’occasion pour lui de pratiquer ses premiers zazen.
-
En 1936, il croisa de nouveau sur son chemin Kodô Sawaki,
qui devint définitivement son maître.
-
Réformé durant la guerre pour cause de myopie,
Deshimaru Yatsuo fut envoyé durant plusieurs années en Indonésie par la firme qui l’employait.
Il ne revit son premier fils qu’à l’âge de 5 ans.
-
Revenu au Japon, Deshimaru Yatsuo pratiqua assidûment zazen en laïc
auprès de Kodô Sawaki,
tout en menant une vie sociale importante.
Il eut 2 autres enfants.
-
Ce n’est qu’en mourant que Kodô Sawaki consentit
à l’ordonner moine sous le nom de "Taïsen".
-
En 1967, Taïsen Deshimaru arriva en France, seul, sans argent,
sans même connaître la langue française,
et n’ayant que des notions très élémentaires de la langue anglaise.
Il avait pour tout bagage son zafu,
sa kesa,
et les notes écrites de Kodô Sawaki.
-
Hébergé dans l’arrière-boutique d’un magasin de diététique,
Taïsen Deshimaru commença à donner des cours privés de zazen,
tout en aidant au magasin. Vite connu, il donna ses premières conférences,
dirigea des sesshins,
et changea plusieurs fois d’appartement dans un but pratique
uniquement pour recevoir plus d'élèves lors de ses cours de zazen.
-
En 1970, il créa une association
qui prit en 1979 le nom d’Association Zen Internationale (AZI),
qui possède désormais de nombreux dôjôs dans l’Europe toute entière,
et dont le Siège est à Paris.
-
En 1972, il ouvrit son premier dôjô dans le XIVe arrondissement de Paris.
A ce moment le nombre de ses disciples devint très important,
une véritable sangha prit forme,
des dôjôs furent ouverts un peu partout en France.
-
Taïsen Deshimaru fut un homme doué de multiples talents...
et aussi de certains défauts plutôt surprenants !
Son sens de la diplomatie lui permit de faire se rencontrer
des personnalités religieuses de toutes les confessions.
Il multiplia les contacts avec le monde scientifique.
-
Taïsen Deshimaru tomba très malade en février 1982.
Très affaibli il rentra au Japon le 16 avril et mourut le 29 avril, emporté par un cancer très rapide.
-
Homme d’un profond charisme, il fut aimé de ses disciples,
impressionna tous les politiciens et religieux occidentaux.
A sa mort quatre de ses disciples reçurent le shihô
d’un autre maître au Japon.
-
Sa forte personnalité et ses défauts (surprenants pour un tel maître bouddhiste)
sont néanmoins fortement critiqués par nombre de ses anciens élèves.
Beaucoup ont quitté l'Association Zen Internationale,
reprochant à ses nouveaux dirigeants une attitude par trop "sectaire".
-
Même au sein du zen japonais le mouvement fondé par Taïsen Deshimaru ne recueille pas l'unanimité,
son zen étant même qualifié de "marginal" par l'école japonaise Sôtô
dont il est poutant issu.
- Dharma ou Dhamma
- Sanscrit
- Signifie 'Loi", "Ordre naturel des choses"
-
L’ensemble des processus qui régissent la vie cosmique,
les lois de l’univers, découvertes ou à découvrir.
- Désigne également l’enseignement du Bouddha.
- Désigne parfois également l’ensemble de toutes les existences.
- C'est dans le Sud de l'Inde et à Ceylan que l'on prononce "Dhamma".
-
Synonyme japonais : Hô.
Et synonyme chinois : Fa. Tous deux signifient également "Loi".
- Dhyâna
- Sanscrit
- Signifie "Concentration", et accessoirement "méditation"
-
C’est la cinquième des six perfections (pâramitâ),
et c'est également l’une des voies essentielles du yoga indien.
-
Dhyâna-Yoga est une technique basée sur la méditation,
et non sur les postures dites "âsanas" du Hâtha-Yoga.
-
Le Dhyâna-Yoga, pratiqué par Siddhârta Gautama,
est à l’origine de la méditation bouddhiste.
-
C'est le Dhyâna-Yoga qu'apporta Boddhidharma en Chine.
-
Le terme Dhyâna est à l’origine du mot chinois Ch’an,
prononcé Zen en japonais.
- Dô
- Japonais (vient du chinois Dao. C’est le même Kanji)
- Signifie "Voie"
-
Pratique conduisant à travers une activité quelconque à un mental supérieur.
-
Dô implique nécessairement le spirituel et dénote,
dans son acception philosophique ou religieuse,
une manière d’envisager, de comprendre les choses,
de motiver et d’orienter sa conduite par la réalisation de l’activité en question.
-
Tous les art martiaux
compris comme des disciplines intégratives du comportement
et pas seulement les sports de combat du Budô,
sont des Dô et portent en eux-mêmes leur propre "réglementation"...
ce qui, lorsqu’ils sont correctement enseignés et acceptés comme tels
par ceux qui les pratiquent,
rend de facto inutile toute réglementation de type sportive
visant à interdire tout procédé déloyal ou peu "fair play".
- Doan
- Japonais
- Personne faisant sonner la cloche (densho) et les gongs pendant les séances de zazen collectif.
- Dôgen
- Japonais
-
1er Grand patriarche
du Zen sôtô japonais.
- Né à Kyotô au Japon en 1200, mort en 1253.
-
D’une extrême intelligence,
il devint moine bouddhiste de l’école Tendaï à l’âge de 13 ans,
puis entra plus tard dans un monastère de l’école Rinzaï,
présente depuis quelques années au Japon.
-
Insatisfait, il se rendit en Chine pour rencontrer les moines Ch'an chinois.
-
Ce n’est qu’après 2 ans sur le sol chinois que Dôgen,
déçu et sur le point de rentrer au Japon,
rencontra un moine Ch'an de l'école Tsao Tung.
Dôgen resta alors 2 ans de plus, recevant enfin l’enseignement pur qu’il recherchait.
Il reçut la filiation de son maître puis repartit pour le Japon.
-
Il revint au temple de Kennin-ji,
qu’il avait quitté 4 ans plus tôt,
et rédigea le "Fukanzazenji"
(les "Règles Universelles de la Pratique de Zazen"),
le recueil très court mais fondamental du zen.
-
Puis Dôgen enseigna dans différents temples
pour finalement s’installer au Koshô-ji de Kyotô.
Cet établissement devint le 1er monastère authentiquement zen du Japon.
Il y composa plus de 40 chapitres du Shôbôgenzô,
un important recueil d’essais sur le dharma.
-
Rapidement célèbre, Dôgen eut de nombreux disciples,
fonda plusieurs monastères, agrandit ceux existants.
Il eut également une attitude révolutionnaire pour l’époque,
ne faisant aucune différence entre les hommes et les femmes,
tant sur le plan social que dans l’existence spirituelle !
-
En 1244, Dôgen s’installa dans un monastère du Nord-Est du Japon,
et nomma cet établissement Eihei-ji.
Ce deviendra le centre universel de l’école Sôtô.
Il y poursuivit son oeuvre littéraire et y eut encore de nombreux disciples.
- Dôgen est mort très malade en 1253, en voyage à Kyotô, chez l’un de ses nombreux disciples laïcs.
- Plusieurs ouvrages de Dôgen Zenji sont publiés aux éditions Albin Michel, en format de poche.
- Dô In ou Tao Yin
- Japonais
-
Technique d’acupuncture familiale
où les aiguilles sont remplacées par la pression des doigts.
-
Le Do In peut être extrêmement efficace pour des interventions d’urgence (même en réanimation),
et peut servir de traitement quotidien pour les affections légères ne nécessitant pas l’intervention du médecin.
- Une excellente maîtrise du Do In peut être très efficace !
- Dôjô
- Japonais
- Signifie "Lieu de la voie"
- Lieu où l’on pratique zazen en commun.
-
Par extension, lieu où l’on s’exerce aux arts du Budô et
autres arts martiaux
(y compris chinois dans les villes européennes,
alors que le terme chinois pour une salle
de Kung Fu Wu Shu et
de Taï Ji Quan est plutôt "Kwoon" !),
et éventuellement à différentes expressions artistiques
et à l’initiation à des pratiques médicales orientales
comme le Shiatsu,
le Dô In, etc.
-
Synonyme de zendô,
et en sanscrit : Boddhimandala
- Dôkusan
- Japonais
-
Bref entretien avec un rôshi du rinzaï
où le disciple expose au maître sa compréhension d’un kôan.
-
A l’origine c'est une visite rendue à un maître
pour évoquer un kôan avec lui.
- Synonyme : Sanzen
- Dôshin
- Dukkha
- Sanscrit
- Signifie "souffrance"
-
La première des 4 Nobles Vérités
enseignées par le Bouddha Shâkyamuni.
-
Dukkha prend sa source dans l’ignorance.
On peut plus largement la décrire comme l’insatisfaction latente
que la plupart des gens éprouvent dans leur vie.
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